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RCA: une nouvelle opération de l'ONU, pour quoi faire?

Par Journalduniger.com - 18/09/2014

Près de 7.600 Casques bleus prendront part dans un premier temps à cette opération qui débute le 15 septembre. Il existe déja sur place une mission onusienne et une autre française

 

Une énième mission de l'ONU se déploie officiellement dans deux semaines en Centrafrique: dans un pays que la crise armée ouverte en 2013 a achevé de réduire en lambeaux. La plupart des 7.600 Casques Bleus sont déjà présents sur le sol centrafricain dans le cadre de la force africaine Misca, qui passera sous pavillon ONU. A terme, la Minusca (Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations unies en République centrafricaine) doit compter 12.000 hommes à effectif plein. Misab, Minurca, Bonuca, Fomuc, Micopax, etc. : conséquence de son histoire mouvementée, la Centrafrique est championne des interventions militaires internationales en tout genre sur son sol - plus d'une dizaine. Sous le drapeau de l'ONU, de l'Union africaine ou d'organisations régionales, aucune n'a permis de sortir durablement le pays du marasme. Comment faire pour que la nouvelle force attendue ne soit pas, comme les précédentes, un échec?

 

Selon son mandat, la Minusca aura pour mission de protéger les populations, soutenir la transition politique, désarmer les ex-combattants, aider à la distribution de l'aide humanitaire et à la protection des droits de l'homme. Mais pour beaucoup d'observateurs, il faut cette fois aller plus loin, alors que la communauté internationale s'engage une nouvelle fois à contrecœur. Car après des décennies d'incurie politique, puis le désastreux passage aux affaires de l'ex-rébellion Séléka (mars 2013-janvier 2014) qui a mis le pays à feu et à sang, la Centrafrique est aujourd'hui en ruines.

Début 2014, le diplomate français Didier Niewiadowski, longtemps en poste à Bangui, dressait dans une étude un constat accablant: la Centrafrique n'est même plus un Etat fantôme, elle est devenue "un Etat fictif". "L'Etat n'existe plus dans ce pays. On est face au néant", renchérit un autre diplomate occidental. "Il va falloir tout repenser, tout reconstruire. Et les Centrafricains n'ont pas les capacités pour cela, disons-le clairement".

 

 
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