Helene Sourou, Author at Journal du niger - Page 25 sur 133

Zinder accueille son nouveau gouverneur

Zinder, ville chargée d’histoire et carrefour culturel du Niger, a vécu un moment important de sa vie institutionnelle : la passation de pouvoir entre deux gouverneurs. En effet, lundi dernier, un rassemblement populaire a marqué l’arrivée du Colonel Maman Sani Massalatchi, nouveau gouverneur de la région, et le départ du Colonel Issoufou Labo. Cette cérémonie, loin d’être une simple formalité administrative, s’est apparentée à une véritable fête de la continuité, sous l’égide du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP).

Une transition fluide et symbolique

Tel un fleuve changeant de lit sans interrompre son cours, la gouvernance de Zinder a connu une transition fluide. La tribune officielle a servi de scène à cette rencontre entre le passé et l’avenir, en présence d’une foule représentative de la société locale : autorités administratives et coutumières, associations socioprofessionnelles, tous unis pour ainsi témoigner de leur attachement à la stabilité et au progrès de leur région.

Le colonel Issoufou Labo ex- gouverneur : un départ avec honneur

Par ailleurs, le colonel Issoufou Labo, gouverneur sortant, a quitté ses fonctions avec le sentiment du devoir accompli. Tel un capitaine quittant son navire après une traversée réussie, il a exprimé sa satisfaction d’avoir servi Zinder avec dévouement. Son discours, empreint de sagesse et de gratitude, a résonné comme un appel à la continuité.

Il a exhorté la population à maintenir son soutien aux objectifs du CNSP, véritable boussole guidant le Niger vers la refondation et la prospérité, selon les directives du Chef de l’État,Abdourahamane Tiani.

Il a également insisté sur la nécessité d’apporter un soutien sans faille au nouveau gouverneur, tel un flambeau transmis de main en main, afin d’assurer le rayonnement continu de la région de Zinder.

Le colonel Maman Sani Massalatchi : un nouveau départ

Le Colonel Maman Sani Massalatchi, tel un nouveau chef de file prenant le relais, a pris la parole à son tour. Il a transmis les salutations chaleureuses du Président de la République, un geste symbolique fort qui témoigne de l’importance accordée à cette transition. Il a ensuite exprimé sa gratitude envers tous ceux qui ont contribué à la mobilisation et au succès de ce meeting, véritable moment de communion populaire.

Conscient des défis qui l’attendent, le nouveau gouverneur a souligné l’ampleur de sa tâche et la responsabilité qui lui incombe, tel un athlète se préparant à une compétition de haut niveau. Il a aussi affirmé son engagement à œuvrer pour l’affirmation de la souveraineté du Niger et le relèvement des défis de développement, avec le soutien indéfectible des autorités gouvernementales.

Un hommage au gouverneur sortant et une visite de courtoisie

La reconnaissance envers le gouverneur sortant a été palpable. Les organisations de la société civile de Zinder, telles que les associations de jeunes, de femmes et les sportifs, ont également tenu à exprimer leur gratitude envers le Colonel Issoufou Labo pour les services rendus à la région. Ces témoignages de satisfaction, véritables bouquets de remerciements, ont souligné l’impact positif de son action.

Dans l’après-midi, le Colonel Maman Sani Massalatchi a effectué une visite de courtoisie au Sultan de Zinder, Aboubacar Sanda Oumarou. Cette démarche, tel un pèlerinage aux sources, marque le respect des traditions et la volonté de travailler en étroite collaboration avec les autorités coutumières, garantes de la sagesse et de la cohésion sociale.

En somme, l’arrivée du Colonel Maman Sani Massalatchi à la tête de la région de Zinder s’inscrit sous le signe de la continuité et de la stabilité. Cette transition, marquée par un accueil chaleureux et des discours empreints de sagesse, augure d’une collaboration fructueuse pour l’avenir de la région et du Niger.

Sonelgaz : un nouveau chapitre au Niger

L’axe Alger-Niamey se renforce, non pas sur le sable du désert, mais sur un terrain fertile : celui de l’énergie. En effet, après un accord pétrolier d’envergure, une nouvelle lueur d’espoir illumine la coopération entre l’Algérie et le Niger avec l’annonce de l’implication de Sonelgaz, le géant algérien de l’électricité et du gaz. Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large, témoignant d’une volonté commune de bâtir un avenir énergétique prospère.

Sonelgaz et Nigelec : une rencontre virtuelle décisive

Tel un fleuve prenant sa source en montagne pour irriguer les plaines, la coopération énergétique entre les deux nations prend de l’ampleur. Après la signature d’un contrat entre Sonatrach et la compagnie pétrolière nigérienne Sonelgaz manifeste à son tour un intérêt marqué pour investir au Niger. D’ailleurs, ce jeudi, une visioconférence s’est tenue entre Mourad Adjal, PDG de Sonelgaz, et Fati Abarchi, directrice générale de Nigelec, la société nigérienne d’électricité. Cette rencontre virtuelle, véritable pont jeté entre les deux entreprises, avait pour objectif d’accélérer la cadence d’une collaboration déjà engagée.

Des diplomates aux entrepreneurs : un terrain préparé pour l’investissement

En plus, cette initiative ne sort pas de terre comme un champignon après la pluie. Elle s’inscrit dans la continuité d’échanges diplomatiques importants, à l’image des visites du Premier ministre nigérien et du ministre algérien de l’Énergie et des Mines, effectuées respectivement en Algérie et au Niger en août dernier. Ces rencontres, véritables semailles diplomatiques, ont préparé le terrain à cette nouvelle étape.

Lors de cette réunion numérique, M. Adjal a exposé l’étendue de l’expertise de Sonelgaz, tel un architecte présentant les plans d’un édifice complexe. Il a mis en avant les compétences de l’entreprise dans la production et la distribution d’électricité, mais aussi dans des domaines cruciaux tels que l’ingénierie, la maintenance et la formation. Tel un phare guidant les navires, Sonelgaz se propose d’éclairer le chemin du développement énergétique au Niger.

Sonelgaz : expertise et engagement au service du Niger

L’intérêt de Sonelgaz pour investir au Niger a été clairement affirmé, avec une proposition concrète : l’étude d’un projet de construction d’une centrale électrique. Tel un explorateur partant en mission, Sonelgaz se dit prête à envoyer une équipe d’experts sur le terrain pour étudier la faisabilité de ce projet ambitieux. Cette démarche témoigne d’un engagement tangible et d’une volonté de passer des paroles aux actes.

L’ambition de Sonelgaz ne se limite pas à ce seul projet. Tel un arbre aux branches multiples, l’entreprise envisage d’étendre sa coopération avec le Niger à d’autres domaines, tels que les énergies renouvelables, la distribution, l’ingénierie et la formation, grâce à ses cinq écoles spécialisées. Cette diversification témoigne d’une vision globale et d’une volonté de construire un partenariat durable et mutuellement bénéfique.

Vers un partenariat durable et diversifié

À l’issue de cette rencontre virtuelle, une feuille de route a été établie. Une équipe de spécialistes, comprenant des cadres supérieurs de Sonelgaz, se rendra prochainement au Niger pour élaborer un mémorandum d’entente, véritable contrat moral jetant les bases d’une collaboration fructueuse. Une délégation de haut niveau, conduite par le PDG de Sonelgaz, suivra pour finaliser les accords.

Par ailleurs, cette dynamique positive fait écho à l’accord récent entre Sonatrach et Sonidep, tel un refrain harmonieux venant compléter une mélodie. Enfin, la création de deux sous-commissions chargées d’accompagner le Niger dans la réalisation d’une raffinerie et d’un complexe pétrochimique à Dosso souligne l’engagement de l’Algérie à soutenir le développement du secteur énergétique nigérien. Cette assistance technique, tel un tuteur guidant un jeune arbre, permettra ainsi au Niger de consolider son infrastructure énergétique et de progresser vers l’autosuffisance.

En conclusion, la coopération énergétique entre l’Algérie et le Niger ne cesse de croître, tel un édifice se construisant pierre par pierre. L’implication de Sonelgaz, après l’accord avec Sonatrach, marque une nouvelle étape dans ce partenariat prometteur, porteur d’espoir et de développement pour les deux nations.

Renforcement du dialogue entre le Niger et la Belgique pour le Sahel

Niamey, 22 janvier 2025 À Niamey ce matin, le Premier ministre nigérien, M. Ali Mahaman Lamine Zeine, également ministre de l’Économie et des Finances, a reçu Mme Sibille de Cartier d’Yves, envoyée spéciale de la Belgique pour le Sahel. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations bilatérales entre le Niger et la Belgique et de la coopération avec l’Union européenne.

Dialogue continu pour la stabilité et le développement du Sahel

Mme de Cartier d’Yves a souligné l’importance de maintenir un dialogue constant entre les deux nations, abordant divers sujets d’intérêt commun, tant au niveau bilatéral qu’européen. Elle a déclaré : « C’est bien entendu dans mes fonctions de maintenir le dialogue, et comme la Belgique est aussi membre de l’Union européenne, en tant que pays membre de l’Union, nous avons parlé de tous les sujets d’intérêt commun et du dialogue passé et à venir. »

La Belgique a démontré son engagement envers la stabilité et le développement du Sahel à travers plusieurs initiatives. Notamment, en juin2023, la ministre belge de la Coopération au développement, Caroline Gennez, s’est rendue au Niger pour lancer le projet pilote de l’approche « 3D », intégrant diplomatie, défense et développement. Ce projet vise à améliorer les conditions de vie des populations locales et à renforcer la confiance envers les institutions gouvernementales.

Par ailleurs, la nomination d’un envoyé spécial pour le Sahel témoigne de la priorité accordée par la Belgique à cette région. Ce rôle confère une plus grande marge de manœuvre et un poids diplomatique accru dans les forums internationaux traitant des questions sahéliennes.

En somme, cette rencontre marque une étape importante dans le renforcement des relations entre le Niger et la Belgique, illustrant une volonté commune de dialogue et de coopération face aux défis majeurs du Sahel.

 

Le Niger met le cap sur l’autosuffisance en riz : la 14ème Journée des Riziculteurs

Niamey, le 22 janvier 2025 – Le palais du 29 juillet de Niamey a vibré au rythme de la riziculture lors de l’ouverture de la 14ᵉ édition de la Journée des Riziculteurs, couplée à une vente promotionnelle de riz local. En effet, L’événement, placé sous la présidence du Ministre de l’Agriculture et de l’Élevage, le Colonel Elhadj Ousmane Mahaman, et organisé par la Fédération des Unions des Producteurs de Riz (FUCOPRI), a mis en lumière les ambitions du Niger pour atteindre la souveraineté alimentaire.

Collaboration et solidarité au cœur des échanges des Riziculteurs

Durant deux jours, les acteurs de la filière rizicole seront réunis pour échanger et débattre des enjeux du secteur, tout en offrant aux consommateurs la possibilité d’acquérir du riz local à un prix avantageux de 13 500 FCFA le sac de 25 kg. Cette année, la thématique centrale, « l’inter-coopération, la force du groupe », a souligné l’importance de la collaboration et de la solidarité au sein de la filière, notamment dans le contexte d’une nouvelle dynamique de gouvernance au sein de la FUCOPRI.

Le Ministre de l’Agriculture plaide pour l’autosuffisance alimentaire

Le Ministre de l’Agriculture a salué l’engagement constant de la FUCOPRI, qui organise cet événement depuis quatorze ans. Il a insisté sur la nécessité de soutenir les producteurs à travers des politiques incitatives, soulignant que l’autosuffisance alimentaire est un objectif atteignable pour le Niger. Il a aussi rappelé le potentiel agricole du pays, avec 19 millions d’hectares cultivables, dont 11 millions irrigables, et a reconnu les limites des stratégies agricoles passées face aux besoins alimentaires de la population.

Le programme de grande irrigation : une réponse aux défis alimentaires

Face à ce constat, le gouvernement, sous l’impulsion du Président du CNSP, a placé la souveraineté alimentaire au cœur de ses priorités, à travers le Programme de résilience pour la sauvegarde de la Patrie. Un élément clé de cette stratégie est le Programme de Grande Irrigation, doté d’un budget indicatif de 520 milliards de FCFA, financé par l’État et ses partenaires (Banque mondiale, BAD, coopération italienne, etc.). Ce programme ambitieux vise à accroître les surfaces irriguées en réhabilitant 10 000 hectares de périmètres existants et en aménageant 21 200 nouveaux hectares.

Les initiatives de la FUCOPRI pour soutenir les riziculteurs

Le secrétaire de la FUCOPRI, M. Bachir Salifou, a présenté les actions entreprises par la fédération depuis août 2024, axées sur la cohésion et la solidarité de ses membres. Parmi ces actions, on note :

  • L’approvisionnement groupé en engrais pour bénéficier d’économies d’échelle.
  • La commercialisation groupée du paddy afin de fixer un prix indexé sur les coûts de production.
  • Le renforcement de la gouvernance par la formation des administrateurs et l’amélioration de la gestion financière et comptable.

Défis et perspectives pour l’avenir de la riziculture au Niger

Malgré les efforts du ministère de l’Agriculture, M. Salifou a souligné les besoins persistants des riziculteurs, notamment :

  • La mise en place d’une assurance agricole pour les protéger contre les catastrophes naturelles.
  • La recherche de solutions pour améliorer les rendements des aménagements hydro-agricoles (AHA), en collaboration avec l’INRAN.
  • La prise en compte des transformateurs dans les allocations de subventions de l’État.

En conclusion, la 14ᵉ Journée des Riziculteurs a réaffirmé l’engagement du Niger envers l’autosuffisance alimentaire, en mettant l’accent sur la coopération, l’innovation et le soutien aux producteurs. L’appel à consommer le riz nigérien a été lancé, soulignant ainsi l’importance de cet acte citoyen pour soutenir l’économie locale et contribuer à la lutte contre l’insécurité alimentaire et la pauvreté. Cette édition, par sa dimension à la fois économique et politique, marque une étape importante dans la construction d’un avenir agricole plus sûr et plus prospère pour le Niger.

Dramani Mahama nomme Larry Gbevlo-Lartey envoyé spécial auprès de la Confédération AES

Niamey, 22 janvier 2025 –Dans un geste significatif visant à renforcer les liens diplomatiques et la coopération régionale, le Président Dramani Mahama a désigné, par décret présidentiel en date du 21 janvier 2025, Larry Gbevlo-Lartey comme Envoyé Spécial auprès de la Confédération AES (Alliance des États du Sahel). Cette nomination intervient dans un contexte géopolitique marqué par la nécessité d’une coopération accrue en matière de sécurité et de développement dans la région sahélienne.

Larry Gbevlo-Lartey : Un parcours militaire et diplomatique remarquable

Larry Gbevlo-Lartey est un militaire à la retraite, dont la carrière est jalonnée de missions stratégiques et diplomatiques. Ancien coordonnateur de la sécurité nationale du Ghana, il a joué un rôle central dans la mise en œuvre des politiques de sécurité intérieure, contribuant à la stabilité du pays. Son expertise ne se limite pas au Ghana, puisqu’il a également occupé le poste de représentant spécial du président de l’Union africaine pour la coopération anti-terroriste. Dans ce rôle, il a été un acteur clé dans les efforts continentaux pour contrer les menaces terroristes, en travaillant en étroite collaboration avec divers États membres de l’UA.

Les enjeux de la mission auprès de la Confédération AES

La Confédération AES, une coalition régionale visant à promouvoir la stabilité et le développement économique dans le Sahel, a récemment accompli des prouesses significatives dans la lutte contre le terrorisme. De plus, elle a renforcé ses relations avec des pays amis, notamment en dépêchant des délégations pour l’investiture du président Dramani Mahama. En tant qu’Envoyé Spécial, Larry Gbevlo-Lartey aura pour mission de renforcer les relations entre le Ghana et les États membres de la Confédération, ainsi que de promouvoir des initiatives conjointes bénéfiques au développement de leurs pays respectifs.

Son expérience en matière de sécurité nationale et de coopération internationale sera un atout précieux dans la coordination des efforts pour renforcer la sécurité régionale et promouvoir le développement durable. Sa nomination est un signal fort de l’engagement du Ghana à jouer un rôle actif dans les affaires régionales et à soutenir la stabilité et la prospérité du Sahel.

Une mission au cœur des priorités régionales

En acceptant cette nouvelle fonction, Larry Gbevlo-Lartey s’inscrit dans une dynamique où la diplomatie et la sécurité sont intrinsèquement liées. Sa capacité à naviguer dans les complexités politiques et sécuritaires sera d’une grande importance pour encourager la conception de projets conjoints.Sa nomination est également une reconnaissance de son expertise et de son dévouement à la cause panafricaine.

En somme, cette nomination marque une étape importante dans les relations entre le Ghana et la Confédération AES, avec l’espoir que l’expérience et le leadership de Larry Gbevlo-Lartey contribueront à une plus grande stabilité et à un développement harmonieux dans les relations Ghana-AES.

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Tahoua : démantèlement de quatre bandes criminelles, 14 suspects interpellés

Tahoua, 21 janvier 2025 – La ville de Tahoua a été le théâtre d’une importante opération de la police, qui a conduit à l’arrestation de quatorze individus, dont deux femmes, tous de nationalité nigérienne. En effet, lors d’une cérémonie tenue dans les locaux de la Direction régionale de la Police de Tahoua, le gouverneur de la région, le Colonel-Major Oumarou Tawayé, a assisté à la présentation des groupes criminels, saluant les efforts des forces de sécurité.

Une opération de grande envergure

La police a saisi un arsenal d’objets utilisés par les criminels, notamment des gants, des masques, des motos, ainsi que divers biens volés, tels que des ordinateurs, des montres, des postes téléviseurs et des cartes de recharge téléphonique. Par ailleurs, les suspects sont répartis en quatre groupes distincts, chacun ayant un mode opératoire spécifique :

  1. Le premier groupe : composé de huit individus, il ciblait principalement les établissements scolaires privés, s’introduisant dans les bureaux des comptables pour voler de l’argent et du matériel.
  1. Le deuxième groupe : spécialisé dans le vol de motos, ces criminels opéraient la nuit et revendaient les motos volées dans d’autres localités.
  1. Le troisième groupe : quatre suspects, dont deux sont toujours en fuite, formaient ce groupe actif dans les vols à domicile et également impliqué dans le cambriolage de la Direction régionale de la Fonction publique survenu le 16 décembre 2024.
  2. Le quatrième groupe : ce dernier était centré sur le trafic de stupéfiants. L’Office Central de Répression du Trafic Illicite des Stupéfiants (OCRTIS) a arrêté trois trafiquants et saisi aussi 28 kg de cannabis, 340 comprimés de tramadol, 500 comprimés d’exol, deux motos et trois téléphones portables. La valeur totale des biens saisis de cette opération avoisine environ 4 230 000 FCFA.

Une satisfaction partagée

Le gouverneur Tawayé a exprimé sa gratitude envers les forces de sécurité, félicitant leur professionnalisme et leur engagement pour la protection des populations. Il a pareillement appelé à une coopération accrue entre les citoyens et les forces de défense et de sécurité (FDS), soulignant l’importance de la collaboration pour maintenir l’ordre et la sécurité.

De son côté, le Procureur du Tribunal de Grande Instance de Tahoua, M. Mohamed Moussa, a loué les efforts de la police, mettant en avant la qualité des investigations et l’efficacité des interventions. Il a exhorté les décideurs à renforcer les moyens alloués aux forces de sécurité et a réitéré la nécessité d’une coopération étroite avec la population pour lutter contre la criminalité.

Une justice ferme et déterminée

Face à ces arrestations, les autorités judiciaires ont promis une application rigoureuse de la loi. « Les criminels recevront des sanctions sévères », a affirmé le Procureur Moussa, rappelant l’engagement du système judiciaire à garantir la sécurité et la justice pour tous.

En somme, ce coup de filet témoigne de la détermination des autorités nigériennes à éradiquer le crime et à assurer la sécurité de leurs citoyens. L’appel à une collaboration étroite entre la population et les forces de l’ordre résonne comme un rappel de l’importance de l’unité dans la lutte contre la criminalité et le trafic de stupéfiants au Niger.

 

Niger : alliance stratégique pour l’action climatique

Niamey, 21 janvier 2025 – Le Niger, confronté aux défis pressants du changement climatique, a franchi une étape significative aujourd’hui en lançant le Club des partenaires pour la lutte contre le changement climatique. En effet, cette initiative, fruit d’une collaboration entre le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) au Niger, l’ambassade du Royaume-Uni et divers acteurs nationaux, vise à renforcer et accélérer les engagements climatiques du pays.

Lancement du Club des Partenaires pour la Lutte Contre le Changement Climatique au Niger, visant à renforcer les engagements climatiques Unir les forces pour une action climatique collective

Le Club des Partenaires se positionne comme une plateforme essentielle pour coordonner les efforts des différentes parties prenantes engagées dans la lutte contre le changement climatique au Niger. En favorisant le partage d’expertises, de ressources et de bonnes pratiques, cette coalition aspire à maximiser l’impact des initiatives climatiques et à promouvoir une action concertée face aux défis environnementaux.

Préparation stratégique en vue de la COP30

L’un des objectifs majeurs du Club est de préparer activement la participation du Niger à la COP30 sur les changements climatiques, prévue du 10 au 21 novembre 2025 à Belém, au Brésil.  Par ailleurs, cette conférence internationale représente une opportunité cruciale pour le Niger de présenter ses initiatives, de renforcer ses engagements et de mobiliser des soutiens financiers et techniques pour ses projets climatiques.

Le Niger : un acteur clé dans la lutte climatique au Sahel

Situé au cœur du Sahel, le Niger est particulièrement vulnérable aux impacts du changement climatique, tels que l’augmentation des températures, la variabilité des précipitations et la désertification. Ces phénomènes menacent la sécurité alimentaire, les ressources en eau et les moyens de subsistance des populations. Conscient de ces enjeux, le Niger s’est engagé activement dans des initiatives régionales, notamment à travers la Commission climat pour la région du Sahel (CCRS), dont le Secrétariat Exécutif a été établi en février 2023.

Renforcement des capacités nationales

Dans le cadre de ses efforts pour renforcer la résilience face au changement climatique, le Niger a également organisé des ateliers de renforcement des capacités. Par exemple, en janvier 2025, la Banque Agricole du Niger (BAGRI) a initié un atelier visant à outiller les parties prenantes sur les actions liées aux Contributions Déterminées au niveau National (CDN) en lien avec le changement climatique.  Ces initiatives témoignent de la volonté du Niger de s’adapter et de mitiger les effets néfastes du changement climatique.

Vers une transition écologique inclusive

En somme, le lancement du Club des partenaires pour la lutte contre le changement climatique symbolise une avancée majeure dans la mobilisation collective pour le climat au Niger. En réunissant les efforts des partenaires internationaux, des institutions nationales et de la société civile, le Niger démontre son engagement à promouvoir une transition écologique inclusive et durable, tout en renforçant sa position sur la scène internationale en matière de politique climatique.

 

Maradi : lancement de la deuxième phase du programme de transferts monétaires pour les ménages sinistrés

Maradi, 21 janvier 2025 – La commune 1 de Maradi a entamé la deuxième phase du programme de transferts monétaires destiné à soutenir les ménages affectés par les inondations dévastatrices de la saison des pluies de 2024. Cette initiative, pilotée par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) au Niger et ses partenaires, vise à atténuer les impacts socio-économiques des catastrophes naturelles sur les populations vulnérables.

Lancement de la deuxième phase du programme de transferts monétaires à Maradi, où 1 500 ménages affectés par les inondations de 2024 Les effets dévastateurs des inondations de 2024 et l’aide humanitaire

Dès le 19 janvier, à Soly Tragris Dakoro, 500 ménages ont reçu une aide financière de 40 000 francs CFA, marquant ainsi le début de cette seconde phase. Au total, 1 500 ménages bénéficieront de ce soutien à Maradi, chacun recevant pour la deuxième fois cette somme destinée à couvrir les besoins les plus urgents.

Les inondations de 2024 ont eu des conséquences dramatiques au Niger, touchant plus de 1,4 million de personnes et causant la destruction de plus de 152 000 habitations.  La région de Maradi a été particulièrement affectée, avec des milliers de familles sinistrées.  Face à cette situation, le PNUD et ses partenaires ont mis en place des programmes de transferts monétaires pour répondre aux besoins immédiats des populations et renforcer leur résilience face aux chocs climatiques.

Défis logistiques et engagements pour un développement durable à Maradi

Ces initiatives s’inscrivent dans une stratégie plus large de réponse aux catastrophes naturelles visant à fournir une assistance rapide et efficace aux communautés touchées. Le recours aux transferts monétaires permet aux bénéficiaires de prioriser leurs dépenses en fonction de leurs besoins spécifiques, tout en stimulant l’économie locale.

La mise en œuvre de ces programmes pose toutefois des défis logistiques, notamment en raison de l’insécurité et des infrastructures limitées dans certaines zones. Des incidents tels que des braquages d’agences de transfert d’argent et des sabotages d’infrastructures de communication ont entravé la fourniture de l’assistance humanitaire.  Malgré ces obstacles, les efforts se poursuivent pour assurer que l’aide parvienne aux ménages les plus vulnérables.

En renforçant les mécanismes de protection sociale et en améliorant la préparation aux catastrophes, le Niger et ses partenaires internationaux œuvrent pour réduire l’impact des crises humanitaires sur les populations et promouvoir un développement durable et inclusif.

Armée malienne : hommages, soutien et nouvel élan pour la souveraineté

Bamako, 21 janvier 2025 – Hier, le Mali a célébré avec éclat le 64ᵉ anniversaire de la création de son armée nationale. Les festivités ont été marquées par une série d’événements significatifs, témoignant de l’engagement renouvelé des autorités maliennes envers la souveraineté et la défense nationale.

Célébration du 64ᵉ anniversaire de l'armée malienne : hommage aux soldats, visite aux blessés de guerre, et annonce d'une industrie militaireHommages et solidarité aux héros militaires

En matinée, le président de la transition, Son Excellence le Général d’Armée Assimi Goïta, a présidé une cérémonie solennelle au 34ᵉ Régiment du Génie Militaire. Cette cérémonie a rendu un hommage appuyé aux militaires maliens, en particulier à ceux qui ont sacrifié leur vie pour la nation. Il a ensuite remis des décorations aux soldats méritants et offert un chèque symbolique aux ayants droit des militaires tombés sur le champ d’honneur.

Poursuivant les commémorations, le Président Goïta s’est rendu à la polyclinique des Armées pour visiter les blessés de guerre. Ce geste de solidarité a souligné l’importance accordée au bien-être et à la reconnaissance des sacrifices consentis par les forces armées.

Célébration du 64ᵉ anniversaire de l'armée malienne : hommage aux soldats, visite aux blessés de guerre, et annonce d'une industrie militaireVers une industrie militaire nationale au Mali

L’un des moments forts de cette journée a été l’annonce par le Chef de l’État de la création imminente d’une industrie militaire nationale. Cette initiative prévoit l’installation d’usines dédiées à la production de munitions pour armements individuels et collectifs, ainsi que d’explosifs à usage civil. Selon le Président Goïta, cette démarche vise à renforcer l’autonomie et l’efficacité des Forces Armées Maliennes (FAMa) dans leurs opérations quotidiennes.

Par ailleurs, le Président a réaffirmé la position stratégique du Mali sur la scène régionale, en soulignant que l’armée malienne ne combattra plus seule. Il a évoqué le choix de partenaires stratégiques et sous-régionaux, notamment à travers la création de la Confédération des États du Sahel (AES), qui regroupe le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Cette alliance vise à mutualiser les efforts dans la lutte contre le terrorisme et à renforcer la sécurité collective de la région.

Un nouveau symbole pour la valorisation de la résilience de l’Armée

La journée s’est conclue par la pose de la première pierre d’un monument dédié aux militaires, symbolisant la reconnaissance éternelle de la nation envers ses défenseurs. Cet édifice servira de lieu de mémoire pour honorer le courage et le dévouement des soldats maliens.

Ces initiatives s’inscrivent dans une volonté affirmée des autorités de renforcer les capacités opérationnelles des FAMa et de consolider la souveraineté nationale. Elles traduisent également une vision stratégique visant à positionner le Mali comme un acteur clé de la stabilité et de la sécurité dans la sous-région.

En somme, la célébration du 64ᵉ anniversaire de l’armée malienne a été l’occasion de réaffirmer l’engagement du Mali envers une défense nationale robuste et autonome, tout en renforçant les liens de solidarité avec ses partenaires régionaux pour faire face aux défis sécuritaires communs.

 

Gabon : adoption du Code électoral en vue des scrutins d’août

Libreville (Gabon), 21 janvier 2025– En préparation des élections prévues pour août prochain, les députés et sénateurs du Gabon ont conjointement adopté un nouveau code électoral, marquant une étape cruciale dans le processus de transition politique initié par les autorités militaires. En effet, ce cadre législatif vise à garantir des élections présidentielles, législatives et locales transparentes et équitables dans les sept prochains mois.

Adoption du Code électoral: vers des élections transparentes et inclusives

Par ailleurs, le nouveau code électoral introduit des réformes significatives destinées à renforcer la transparence et l’intégrité du processus électoral. Parmi ces changements figure la possibilité pour les militaires et les magistrats de se présenter aux élections, à condition de prendre un congé de leurs fonctions. Cette mesure vise à élargir le champ des candidats potentiels, tout en assurant une séparation claire entre les fonctions administratives et les ambitions politiques.

L’un des changements majeurs concerne aussi l’augmentation du nombre de sièges au Sénat, qui passe de 52 à 70. En outre, la diaspora gabonaise se voit désormais attribuer deux sièges à l’Assemblée nationale, une première qui témoigne de la volonté d’intégrer davantage les citoyens vivant à l’étranger dans la vie politique nationale.

Représentation des femmes et des jeunes : un pas vers l’équité

Dans un effort de promouvoir l’égalité des sexes et d’encourager la participation des jeunes, le nouveau code électoral instaure des quotas pour ces deux groupes. Les femmes se voient ainsi garantir 30 % des sièges, tandis que 20 % sont réservés aux jeunes, une initiative saluée comme un pas décisif vers une représentation plus équilibrée et inclusive.

Le Premier ministre Raymond Ndong Sima a exprimé sa satisfaction quant à ces réformes, soulignant leur importance pour le renforcement de la démocratie au Gabon. Il a assuré que le calendrier de la transition serait respecté scrupuleusement, témoignant de l’engagement des autorités à mener à bien ce processus.

Réactions et perspectives

Les responsables politiques, dont Paul Biyoghe Mba, ont accueilli favorablement l’adoption de ce nouveau cadre électoral, considérant qu’il s’agit d’un jalon vers des élections libres et justes. Ils insistent sur le fait que la sécurité et l’intégrité électorale sont désormais des priorités incontournables, reflétant une volonté de rompre avec les pratiques du passé.

Ce nouveau code électoral est une avancée majeure dans la construction d’un système démocratique plus robuste et inclusif. En fixant des règles claires et en intégrant des réformes visant à élargir la participation citoyenne, les autorités gabonaises posent les bases d’un processus électoral qui aspire à être un modèle de transparence et de justice.

Avec l’adoption de ce nouveau code électoral, le Gabon se prépare à un tournant décisif de son histoire politique. En intégrant des réformes audacieuses et en plaçant l’accent sur l’inclusivité et l’intégrité, le pays se dirige vers des élections qui pourraient redéfinir son paysage politique et renforcer la confiance des citoyens dans leurs institutions.