Helene Sourou, Author at Journal du niger - Page 30 sur 133

Kufra : le retour des ombres de l’esclavage en Libye

Dans l’obscurité de Kufra, une ville perdue dans le sud-est de la Cyrénaïque, en Libye, des histoires de souffrance et de désespoir résonnent à nouveau, rappelant des époques que l’on croyait révolues. Naima Jamal, jeune Éthiopienne de 20 ans, est l’une de ces âmes captives, arrachées à leur liberté par des trafiquants sans pitié. Son visage, meurtri par les coups, hante désormais les nuits de sa famille, à des milliers de kilomètres, impuissante face à l’horreur.

Une vidéo glaçante de torture

Une vidéo glaçante envoyée par ses ravisseurs montre l’atrocité à laquelle Naima est soumise : torturée, fouettée, arrosée d’eau chaude. Ces images, insoutenables, sont accompagnées d’une exigence brutale : une rançon exorbitante, inatteignable pour ses proches. Ce chantage odieux, devenu monnaie courante, transforme la douleur humaine en une sordide transaction.

Naima n’est pas seule. Ils sont une cinquantaine, entassés, terrorisés, attendant un sort pire que la mort : les bourreaux s’apprêtent à les mettre aux enchères sur un marché dans lequel l’humanité semble s’être effacée. Ces marchés de l’esclavage moderne, cachés aux yeux du monde, prospèrent dans cette région sous le contrôle du maréchal Khalifa Haftar. Une ironie cruelle se dessine : sous le regard de celui qui se veut le protecteur de la nation, les chaînes de l’oppression se resserrent.

Silence et trahison des autorités locales

Le silence des autorités locales et la persistance de ces pratiques abjectes sont des trahisons aux idéaux de fraternité et de solidarité qui devraient unir les peuples d’Afrique. Le maréchal Haftar, en détenant le pouvoir sur Kufra, détient également la responsabilité morale de démanteler ces réseaux. Mais l’inaction règne, et chaque jour qui passe, c’est une existence de plus qui s’effondre sous le poids d’une barbarie inqualifiable.

Cette tragédie moderne est une cicatrice béante sur le visage de l’humanité, un rappel sinistre que l’esclavage n’est pas une relique du passé, mais une réalité vivace dans certaines parties du monde. Les cris de Naima et des autres captifs résonnent dans le vide, un écho de désespoir que personne ne semble entendre.

Une cicatrice béante sur le visage de l’humanité

Tandis que la communauté internationale détourne les yeux, engrossée de ses propres problèmes, les marchés d’esclaves de Kufra continuent de prospérer. Une satire macabre se joue dans cette ville du désert, où des individus se considérant comme des dieux octroient les droits humains au plus offrant, et où l’indifférence globale nourrit la cruauté.

L’histoire de Naima Jamal est un appel au réveil, une injonction à ne pas ignorer les souffrances des autres, aussi lointaines soient-elles. Car derrière chaque victime de Kufra se cache une histoire, une vie brisée, une famille détruite. Et tant que ces marchés existent, l’humanité tout entière demeure complice de ce retour à l’esclavage.

 

Agadez : Les préparatifs du festival de l’Aïr

Agadez, 8 janvier 2025 –  Sous le ciel clair d’Agadez, lundi dernier, une rencontre empreinte de promesses et de collaboration a réuni les forces vives du tourisme et de l’artisanat. À l’aube de la 17ᵉ édition du Festival de l’Aïr, l’ancienne cité caravanière s’est faite le théâtre d’échanges riches et fructueux, propulsant cet événement majeur sur la scène nationale et internationale.

Une table ronde avec les autorités d’Agadez

Dans le cadre de sa mission dans la région, Mme Aghaichata Guichene, la Ministre de l’Artisanat et du Tourisme du Niger, a eu le privilège de partager une table ronde avec les Autorités Administratives et Coutumières d’Agadez. Par ailleurs, le charme ancestral de cette ville, allié à l’effervescence de ses habitants, a insufflé à ces discussions une profondeur et une vision communes : celle de faire rayonner le Festival de l’Aïr comme un joyau du patrimoine culturel nigérien.

Chaque échange, chaque intervention portait en elle la flamme d’une passion commune pour la culture et l’identité saharienne. Les acteurs du tourisme et de l’artisanat, piliers indéfectibles de cette célébration, ont aussi mis en lumière les défis et les opportunités liés à cet événement. Leurs récits, teintés de fierté et d’aspiration, ont dessiné les contours d’une édition qui promet d’être exceptionnelle.

Préparatifs de la 17ème édition du Festival de l’Aïr à Agadez : une rencontre enrichissante entre les acteurs du tourisme et de l’artisanat pour célébrer la culture et le patrimoine saharien.Le Festival de l’Aïr : Hymne à la diversité

Le Festival de l’Aïr, bien plus qu’une simple manifestation culturelle, est un hymne à la diversité et à la richesse de la région. À travers ses danses, ses chants et son artisanat, il raconte l’histoire d’un peuple, d’un désert et d’une culture qui se perpétue avec fierté. En outre, cette 17ᵉ édition s’annonce comme une ode vibrante à la créativité et à la résilience des hommes et des femmes qui font vivre Agadez.

En ces instants partagés, j’ai perçu la volonté inébranlable de chaque acteur de faire de ce festival un rendez-vous incontournable, un pont entre tradition et modernité, où le passé dialogue harmonieusement avec le présent. Les préparatifs battent leur plein et l’enthousiasme est palpable à chaque coin de rue, dans chaque atelier d’artisan, où les mains habiles façonnent des œuvres uniques, témoignages vivants d’un savoir-faire ancestral.

À mesure que les jours nous rapprochent de l’ouverture du festival, une énergie nouvelle enveloppe Agadez, annonçant une célébration à laquelle l’art, la musique et l’hospitalité légendaire de ses habitants s’entrelaceront pour offrir aux visiteurs une expérience inoubliable.

En somme, ce moment de convergence autour du Festival de l’Aïr est le reflet d’une région qui, forte de son héritage, regarde résolument vers l’avenir, prête à embrasser les opportunités que chaque nouvelle édition apporte. Un rendez-vous à ne pas manquer, où l’âme du désert se dévoilera dans toute sa splendeur, pour le plus grand bonheur des yeux et des cœurs.

 

Côte d’Ivoire : Le nitrate d’ammonium soulève un tollé et ravive les craintes de catastrophe

Abidjan, 8 janvier 2025 – Une cargaison de nitrate d’ammonium, commandée auprès de la Russie par un opérateur minier local, est arrivée à Abidjan à bord du navire Zimrida. Selon Hien Yacouba Sié, directeur général du port d’Abidjan, cette livraison initialement prévue pour septembre a été retardée en raison d’une avarie, nécessitant son transfert avant d’atteindre le port ivoirien.

Cependant, cette annonce n’a pas suffi à calmer les esprits. Au contraire, elle a déclenché une vague d’indignation et de suspicion au sein de l’opinion publique, qui se rappelle encore avec effroi des événements tragiques liés à cette substance.

Une histoire qui se répète ?

Le nitrate d’ammonium est tristement célèbre pour son rôle dans des catastrophes passées, la plus marquante étant l’explosion du port de Beyrouth en 2020, qui a causé des centaines de morts et des milliers de blessés. L’idée que ce même produit, souvent utilisé comme engrais, mais aussi comme composant d’explosifs industriels, soit à nouveau en transit dans un pays de la sous-région suscite une légitime inquiétude. « Il ne faut pas attendre qu’un drame survienne pour réagir », martèle un analyste en sécurité.

La livraison de nitrate d'ammonium à Abidjan suscite inquiétude et controverse, ravivant les craintes de catastrophe en Côte d'Ivoire.Zones d’ombre et manque de transparence dans  l’affaire de nitrate d’ammonium  d’Ivoire.

Malgré les assurances du directeur général du port d’Abidjan sur la nature prétendument non dangereuse de la cargaison, les doutes persistent. Pourquoi ce retard ? Pourquoi cette cargaison particulière ? Des questions restent sans réponse, et les explications fournies par les autorités semblent bien minces face à l’ampleur du risque. « On joue avec le feu ! », s’exclame un expert en gestion des risques, dénonçant le manque de transparence des hautes autorités ivoiriennes.

Une escorte suffisante ?

La promesse d’une escorte pour le transport de cette cargaison vers les usines du client est-elle une véritable garantie de sécurité ou un simple pansement sur une plaie béante ? Les sceptiques rappellent que, même avec des mesures de sécurité renforcées, le simple fait de stocker ou de transporter du nitrate d’ammonium présente des dangers majeurs. « Il suffit d’une étincelle », avertissent les spécialistes, rappelant que cette substance est une composante clé des engins explosifs utilisés par les terroristes dans la région.

Un passé qui joue contre

Le gouvernement ivoirien traîne une réputation de demi-vérités et d’omissions, et cette affaire parait renforcer l’idée que les autorités préfèrent gérer les crises en aval plutôt qu’en amont. « On a encore une fois l’impression que tout se passe derrière des portes closes, loin des regards des citoyens », déplore un activiste. Le spectre de la catastrophe de Beyrouth plane au-dessus de cette situation, et la population, déjà éprouvée par des années de turbulences politiques et économiques, craint de devenir la prochaine victime d’une négligence fatale.

Un appel à la vigilance

Alors que la cargaison se dirige vers son destinataire sous escorte, les voix s’élèvent pour demander plus de transparence et des garanties solides sur la gestion de ce produit dangereux. « Nous devons être vigilants et exigeants », clame un député de l’opposition. Les Ivoiriens méritent des réponses claires et des mesures proactives pour éviter que leur pays ne soit le théâtre d’une nouvelle tragédie.

En somme, dans un contexte régional marqué par l’instabilité et les menaces terroristes, la gestion de substances aussi sensibles que le nitrate d’ammonium ne peut se permettre aucune légèreté. La Côte d’Ivoire est à un tournant : soit elle prend des mesures fermes pour sécuriser ses infrastructures et regagner la confiance de sa population, soit elle risque de voir les graines de la défiance et de l’insécurité éclore, avec des conséquences potentiellement dévastatrices.

 

Zinder : Saisie de 120 boules de chanvre indien par les douanes

Zinder, 8 janvier 2025 – Les agents des Douanes du bureau de Gamdou, dans la région de Zinder, ont réalisé une saisie spectaculaire dans la nuit du 4 au 5 janvier 2025. En effet, une importante quantité de drogue, précisément cent vingt (120) boules de chanvre indien, a été interceptée, marquant une nouvelle victoire dans la lutte incessante contre le trafic de stupéfiants au Niger.

Une opération de renseignement et de rapidité a permis la saisie de chanvre indien

Selon les autorités douanières, l’opération a été le fruit d’une enquête approfondie et de la collaboration avec les forces de sécurité locales. Alertés par des informations sur un transport suspect dans la région, les agents ont mis en place un dispositif de surveillance et d’interception. Les agents ont rapidement découvert la cargaison illicite en stoppant le convoi transportant la drogue à un point de contrôle stratégique.

Un fléau en expansion

Le Niger est devenu un point de transit crucial pour les trafiquants de drogue cherchant à acheminer des stupéfiants vers d’autres parties de l’Afrique et de l’Europe. Le chanvre indien, aussi connu sous le nom de cannabis, reste l’une des drogues les plus saisies dans le pays. Les autorités ont exprimé à plusieurs reprises leur préoccupation face à l’augmentation du trafic de drogues, qui alimente la criminalité et l’instabilité dans la région.

Une riposte renforcée

Par ailleurs, la saisie de Gamdou souligne les efforts accrus des autorités nigériennes pour combattre ce fléau. Des opérations similaires ont été menées dans d’autres régions, témoignant d’une stratégie nationale de lutte contre le trafic de drogues. Les agents des douanes reçoivent une formation continue et des équipements modernes pour améliorer leur efficacité sur le terrain.

Les suspects arrêtés lors de cette opération sont actuellement en garde à vue et feront l’objet de poursuites judiciaires. Les autorités ont affirmé leur détermination à appliquer la loi avec rigueur pour dissuader toute tentative future de trafic de drogue.

Saisie de 120 Boules de Chanvre Indien par les Douanes du Niger : Un Coup de Maître dans la Lutte contre la Drogue
La saisie de ces 120 boules de chanvre indien envoie un message clair aux trafiquants : le Niger n’est pas une terre d’asile pour les criminels. Les efforts conjoints des douanes, des forces de sécurité et de la justice continueront de s’intensifier pour protéger la population et préserver la sécurité nationale.

En conclusion, cette nouvelle saisie démontre une fois de plus la vigilance et l’engagement des forces de l’ordre nigériennes dans la lutte contre le trafic de drogues. Face à une menace persistante, les autorités continuent de renforcer leur dispositif de sécurité et d’investir dans des moyens de contrôle plus performants. L’objectif reste le même : faire du Niger un pays plus sûr et moins vulnérable face aux réseaux criminels internationaux.

 

Guinée : une journée de tension marquée par des violences mortelles

Conakry, 7 janvier 2025 – La capitale guinéenne a été le théâtre de violentes manifestations le lundi, entraînant la mort d’une personne et des dizaines de blessés, selon les Forces vives de Guinée (FVG). En effet, cette journée de mobilisation, organisée pour dénoncer la mauvaise gestion du gouvernement et exiger des réformes démocratiques, a dégénéré en affrontements entre manifestants et forces de l’ordre, plongeant la ville dans une atmosphère de chaos.

Guinée : une journée de contestation qui tourne au drame

La manifestation, initiée par la coalition des Forces vives de Guinée, regroupant des partis d’opposition, des syndicats et des organisations de la société civile, avait pour objectif de réclamer une gouvernance plus transparente et une meilleure gestion des ressources nationales. Dès les premières heures de la matinée, des milliers de personnes se sont rassemblées dans les rues de Conakry, brandissant des pancartes et scandant des slogans contre le régime en place.

Cependant, ce qui devait être une démonstration pacifique a rapidement pris une tournure violente. Des affrontements ont éclaté entre les manifestants et les forces de sécurité, qui ont tenté de disperser la foule en utilisant des gaz lacrymogènes et des matraques. Des témoins rapportent des scènes de chaos, avec des barricades enflammées et des jets de pierres. Le bilan est lourd : une personne a perdu la vie et plusieurs dizaines ont été blessées, certaines grièvement.

Réactions et condamnations

Par ailleurs, les Forces vives de Guinée ont fermement condamné la répression des manifestations, accusant le gouvernement de faire usage d’une force excessive contre des citoyens désarmés. Dans un communiqué, la coalition a déclaré : « Nous déplorons la perte de vies humaines et la brutalité des forces de sécurité. » « Nous continuerons à lutter pour la justice et la démocratie en Guinée. »

Du côté du gouvernement, les autorités ont justifié leur intervention en affirmant que certains manifestants avaient recours à la violence, mettant en danger la sécurité publique. Un porte-parole a déclaré : « Nous regrettons les pertes humaines et les blessés. » « Nous appelons à la retenue et au dialogue pour éviter de nouvelles escalades. »

Les manifestations d'hier en Guinée ont dégénéré en violences, faisant un mort et plusieurs blessés, alors que les Forces Vives de GuinéeUn contexte de tensions persistantes

Ces manifestations s’inscrivent dans un climat de tension qui persiste depuis plusieurs mois en Guinée, marqué par des accusations de corruption, des revendications pour des réformes électorales et une détérioration des conditions socio-économiques. La population, de plus en plus frustrée, réclame des changements significatifs et un engagement du gouvernement à répondre aux besoins de la population.

Les organisations internationales et les défenseurs des droits de l’homme ont exprimé leur inquiétude face à l’escalade de la violence et ont appelé au respect du droit de manifester pacifiquement. La communauté internationale suit de près l’évolution de la situation en Guinée, exhortant toutes les parties à privilégier le dialogue et à éviter de nouvelles violences.

Quel avenir pour la Guinée ?

Alors que le pays se trouve à un carrefour critique, les événements du 6 janvier 2025 soulèvent des questions sur l’avenir de la stabilité et de la démocratie en Guinée. Les Forces vives de Guinée ont annoncé leur intention de poursuivre les manifestations, tout en appelant à des actions pacifiques. De son côté, le gouvernement devra trouver un équilibre entre le maintien de l’ordre et l’écoute des revendications populaires pour éviter que la situation ne dégénère davantage.

En somme, la mort tragique survenue lors de ces manifestations reste un rappel poignant de la fragilité de la paix sociale et de l’urgence d’un dialogue inclusif pour construire une Guinée plus juste et prospère.

 

Investiture de John Dramani Mahama : Ibrahim Traoré, une présence charismatique à Accra

Accra, 7 janvier 2025 – C’est sous un soleil radieux et une ambiance de grande ferveur que le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, a foulé le sol ghanéen ce mardi matin. En effet, arrivé à l’aéroport international Kotoka d’Accra, le Chef de l’État burkinabè a été chaleureusement accueilli par les autorités ghanéennes, accompagné d’une délégation de la communauté burkinabè venue en nombre pour célébrer cette visite historique.

Le Président Ibrahim Traoré, acclamé à Accra lors de l’investiture de John Dramani Mahama, renforce les liens entre le Burkina Faso Ibrahim Traoré : un accueil triomphal

Dès son arrivée, une vague d’enthousiasme et de respect a enveloppé le Président Traoré, témoignant de l’admiration profonde qu’il inspire au-delà des frontières burkinabè. Des banderoles aux messages évocateurs tels que « Président Ibrahim Traoré, un homme, une vision pour le développement du Burkina et de l’Afrique » ou encore « The Nation Builder » flottaient fièrement, symbolisant l’espoir et l’admiration que suscite cet homme d’État.

Un leader visionnaire en première ligne

Cette visite, marquant la première sortie officielle du capitaine Traoré au Ghana, est un symbole fort des relations étroites et des ambitions partagées entre les deux nations. Le choix d’Accra pour cette première visite officielle n’est pas anodin. Il témoigne d’un désir mutuel de renforcer les liens historiques et de promouvoir une coopération fructueuse pour le développement de l’Afrique de l’Ouest.

En outre, une exaltation palpable imprégnait l’atmosphère, amplifiée par les acclamations et les sons vibrants des vuvuzelas. Les cœurs fêtaient joyeusement, et la liesse populaire atteignit son apogée lorsque le maître de cérémonie annonça le Président Traoré pour les salutations de rigueur dues au président nouvellement investi. Cette ovation, à la fois émouvante et grandiose, montra l’amour et le respect que lui portent non seulement ses compatriotes, mais également les habitants du pays hôte.

Le Président Traoré n’a pas seulement été un témoin de l’histoire en marche lors de cette cérémonie d’investiture, mais également un acteur clé du renforcement des alliances régionales.

Le Président Ibrahim Traoré, acclamé à Accra lors de l’investiture de John Dramani Mahama, renforce les liens entre le Burkina Faso Rencontre avec la diaspora : un élan de solidarité

L’après-midi fut marqué par un moment de communion entre le Président Traoré et la communauté burkinabè vivant au Ghana. Ce rassemblement, empreint d’émotion et de solidarité, a permis d’échanger sur les initiatives de développement et de réaffirmer l’importance de la diaspora dans le projet national.

Le Président Traoré, dans un élan de proximité et de simplicité, a écouté attentivement les préoccupations et aspirations de ses compatriotes, tout en les encourageant à continuer de jouer un rôle actif dans la construction d’un Burkina Faso fort et prospère.

Une vision partagée pour l’avenir

La présence du Président Ibrahim Traoré à cette cérémonie d’investiture n’est pas seulement une formalité diplomatique. Elle incarne une vision partagée pour un meilleur avenir, où les valeurs de solidarité, de développement et de paix sont au cœur des priorités. Par cette visite, le capitaine Traoré réaffirme ainsi sa détermination à bâtir un Burkina Faso résilient et à jouer un rôle moteur dans le développement de l’Afrique.

En somme, ce jour restera gravé dans les mémoires comme un moment d’unité et d’espoir, où le charisme et la vision du Président Traoré ont brillé de mille feux, éclairant la voie vers un futur prometteur pour le Burkina Faso et toute la région.

 

  Jean-Marie Le Pen : Le dernier souffle d’un homme qui a marqué l’histoire

Garches, 7 janvier 2025 – Ce 7 janvier, à midi, la France a perdu une de ses figures les plus controversées, mais aussi les plus marquantes. Jean-Marie Le Pen, ancien président du Front national (aujourd’hui Rassemblement national), s’est éteint à l’âge de 96 ans, après plusieurs mois de lutte contre la maladie. Il a mis le voile à Garches, en région parisienne, entouré de ses proches, laissant derrière lui une trace indélébile dans l’histoire politique de la République.

 Jean-Marie Le Pen : Une vie enracinée dans l’histoire politique française

Jean-Marie Le Pen, né le 20 juin 1928 à La Trinité-sur-Mer, s’est forgé par des épreuves et des passions. Il a d’abord suivi une formation en droit et en sciences politiques, avant de plonger dans les tourments de l’histoire mondiale en servant dans les rangs de l’armée française durant la guerre d’Indochine et celle d’Algérie. Ces expériences ont laissé des traces profondes dans son âme. Ces années ont façonné sa vision du monde et, sans doute, alimenté ses positions politiques radicales.

En 1972, il fonde le Front national, ce mouvement qui deviendra l’un des partis les plus clivants et influents de la scène politique française. Durant plus de quatre décennies, Jean-Marie Le Pen a été le porte-étendard d’une droite nationaliste et identitaire, prônant une France en proie à la montée de l’immigration et à la menace terroriste. Ses discours incendiaires, ses prises de position souvent perçues comme provocatrices, ont divisé la nation.

L’instant phare de 2002 : un second tour historique

Le point culminant de sa carrière politique survient en 2002, lors de l’élection présidentielle où, contre toute attente, il parvient à accéder au second tour, défiant l’ensemble du système politique français. Ce jour-là, un vent de stupeur souffle sur la France. Jean-Marie Le Pen, l’homme de la droite radicale, affronte le président Jacques Chirac et une vague de protestations secoue le pays. Les images de milliers de Français descendant dans les rues pour exprimer leur rejet d’un tel scénario resteront gravées dans la mémoire collective et marqueront un tournant dans l’histoire de l’extrême droite en France.

Une vie de controverse, une fin de légende

Au fil des années, Jean-Marie Le Pen est devenu une figure incontournable du paysage politique, notamment grâce à ses multiples mandats de député et ses interventions au Parlement européen. Mais sa carrière n’a pas été sans heurts. En 2015, à la suite de propos jugés scandaleux, il est exclu du Front national, un parti qu’il a pourtant fondé. Cette exclusion n’a pas effacé sa présence sur la scène politique, car, même hors des radars officiels, il est resté l’emblème de la droite radicale, une figure que certains honoraient, d’autres vilipendaient.

Sa fin de vie, marquée par l’isolement et la fragilité de la maladie, n’a fait que renforcer ce paradoxe : celui d’un homme qui, en dépit de sa longue carrière, n’a cessé de diviser, de susciter l’admiration des uns et la réprobation des autres.

 Jean-Marie Le Pen : un héritage inachevé

Jean-Marie Le Pen laisse derrière lui un héritage politique complexe, à la fois lourd et fascinant. Il a été, pour certains, l’homme d’un combat pour la souveraineté nationale et pour la protection de l’identité française, tandis que pour d’autres, il incarne l’une des pages les plus sombres de l’histoire politique de France. Ses opinions, souvent radicales et parfois jugées indignes, ont fait de lui un personnage de polarité extrême, un homme qui, jusqu’à la fin de sa vie, a alimenté des débats sans fin.

Dans la France d’aujourd’hui, son nom continue de résonner, bien que son impact se mesure moins à la force de ses idées qu’à la persistance des divisions qu’il a contribué à nourrir. L’héritage de Jean-Marie Le Pen est désormais inscrit dans les annales de la politique française, et la question demeure : que faire de ce passé tumultueux, de ces visions souvent décriées, mais qui continuent de hanter les consciences ?

Aujourd’hui, alors que la France salue la disparition de cet homme qui a longtemps agité les foules, une immense question reste ouverte, suspendue dans l’air du temps : comment juger celui qui a été à la fois l’architecte et la victime de sa propre destinée politique ?

John Dramani Mahama : investiture du nouveau président ghanéen

Accra, 7 janvier 2025 – Une journée marquante pour le Ghana, alors que John Dramani Mahama, figure politique emblématique du pays, a été investi président lors d’une cérémonie officielle à Accra. Le Premier ministre, accompagné d’une délégation composée de membres du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP) et du gouvernement, a honoré l’événement de sa présence, soulignant l’importance de cette transition pour la région.

Une cérémonie solennelle

La cérémonie d’investiture, qui s’est déroulée au cœur de la capitale ghanéenne, a attiré des dignitaires venus de divers horizons, témoignant de l’importance régionale et internationale du Ghana. Parmi les invités de marque, le Premier ministre et sa délégation ont exprimé leur soutien à la nouvelle administration, renforçant les liens diplomatiques entre les deux nations.

John Dramani Mahama : une biographie

Né le 29 novembre 1958 à Damongo, dans la région Nord du Ghana, John Dramani Mahama est issu d’une famille influente. En effet, Emmanuel Adama Mahama, le père de celui-ci, était un homme politique de renom qui a occupé le poste de Premier ministre durant l’ère de Kwame Nkrumah. John Mahama a suivi les traces de son père, se forgeant une carrière dans la politique après avoir obtenu un diplôme en histoire de l’université du Ghana, suivi d’études supérieures en communication à Moscou.

Une carrière politique impressionnante

John Mahama a entamé sa carrière politique en tant que député en 1996. Il a gravi les échelons en devenant ministre de la Communication avant d’être nommé vice-président sous la présidence de John Atta Mills en 2009. Après le décès de ce dernier en 2012, Mahama a assumé la présidence, avant de remporter l’élection présidentielle de la même année.

Cependant, sa présidence n’a pas été sans défis. En 2016, il a perdu les élections face à Nana Akufo-Addo, marquant une pause dans sa carrière présidentielle. Pendant cette période, il s’est consacré à des activités internationales, notamment en tant qu’envoyé spécial des Nations Unies pour le développement durable en Afrique.

Retour triomphal à la présidence

Après plusieurs années en retrait, John Mahama a réussi à rallier les suffrages, remportant l’élection présidentielle de 2024 avec une campagne axée sur la relance économique, la lutte contre la corruption et l’amélioration des infrastructures. Son retour à la présidence est une opportunité pour le Ghana de renforcer sa position économique et politique sur la scène africaine.

L’investiture de John Mahama marque un nouveau chapitre pour le Ghana. Avec des défis tels que la relance économique post-pandémique, la gestion des ressources naturelles et le renforcement des institutions démocratiques, en plus, le peuple attend son administration au tournant. La présence du Premier ministre et de la délégation du CNSP à la cérémonie souligne également l’importance des relations bilatérales et le rôle du Ghana en tant qu’acteur clé dans la région ouest-africaine.

John Dramani Mahama, fort de son expérience passée et de sa vision pour l’avenir, est prêt à diriger le Ghana vers une nouvelle ère de développement et de prospérité.

 

Séisme dévastateur au Tibet : un bilan humain et matériel alarmant

Région autonome du Tibet (Chine), 7 janvier 2025– Un séisme d’une magnitude de 6,8 a secoué la région autonome du Tibet, provoquant une catastrophe majeure avec un lourd bilan humain et des dégâts considérables. Selon les autorités locales, au moins 95 personnes ont perdu la vie et 130 autres ont été blessées dans cette tragédie.

L’épicentre du Séisme : comté de Dingri

Le tremblement de terre a eu pour épicentre le comté de Dingri, situé près de la frontière avec le Népal. Cette région montagneuse, peuplée d’environ 62 000 habitants, a été durement touchée par l’effondrement de nombreuses structures résidentielles. Les habitants, pris au dépourvu par la violence des secousses, se retrouvent désormais confrontés à la perte de leurs biens et de leurs proches.

Répercussions régionales

Les secousses ont été ressenties jusqu’à Katmandou, capitale du Népal, et dans certaines régions de l’Inde. Malgré l’ampleur du séisme, ces pays voisins n’ont rapporté aucune victime. Néanmoins, l’impact psychologique et les légers dommages structurels ont suscité des inquiétudes parmi les populations locales.

Conditions climatiques compliquées

Les opérations de secours sont particulièrement difficiles à cause des conditions climatiques extrêmes. Les températures, déjà basses en cette période de l’année, oscillent entre -8°C en journée et chutent jusqu’à -18°C la nuit. Ces conditions rigoureuses compliquent l’accès aux zones sinistrées et mettent en danger les équipes de secours ainsi que les survivants, désormais confrontés à un froid intense, sans abri adéquat.

Une catastrophe historique

Ce séisme est le plus puissant enregistré dans un rayon de 200 kilomètres depuis cinq ans. Il s’inscrit parmi les catastrophes les plus meurtrières en Chine depuis 2014, année où un tremblement de terre dans la province du Yunnan avait causé plus de 600 morts. La répétition de ces événements tragiques souligne la nécessité de renforcer les mesures de prévention et de sécurité sismique dans ces régions à haut risque.

Réactions et aide internationale

Bien que dans les pays voisins, notamment au Népal et en Inde, il n’y ait pas eu de pertes humaines, la communauté internationale a rapidement offert son soutien. Ils ont également fait des propositions d’aide humanitaire pour assister la Chine dans ses efforts de secours et de reconstruction. Sur place, les équipes de secours s’efforcent de retrouver des survivants sous les décombres et de fournir les premiers soins aux blessés.

En réponse à cette tragédie, les autorités chinoises ont promis de mobiliser tous les moyens nécessaires pour venir en aide aux victimes et reconstruire les infrastructures détruites. Pour les habitants du comté de Dingri, la route vers la reconstruction sera longue, mais la solidarité nationale et internationale pourrait apporter un soutien crucial dans ces moments difficiles.

Niamey, cœur battant de la révolution africaine : un séminaire pour la souveraineté

Niamey, 7 janvier 2025 – Sous l’ombre protectrice de l’amphithéâtre de la mutuelle de la police et de la Garde Nationale de Niamey, hier, un nouveau souffle s’est levé. Un souffle de révolte, de souveraineté et d’espoir, porté par des voix déterminées à briser les chaînes du néocolonialisme et du néolibéralisme en Afrique.

À la tête de cet appel vibrant à la liberté, le général de Brigade Assoumane Abdou Harouna, gouverneur de la région de Niamey, a présidé l’ouverture du séminaire international de la Fédération Syndicale Mondiale (FSM), une rencontre historique qui réunit les activistes africains du 6 au 10 janvier.

Un appel à l’unité et à la lutte

En effet, le général Assoumane Abdou Harouna, avec une voix empreinte d’émotion, a accueilli les participants en soulignant l’urgence et la pertinence du thème de cette rencontre. « Cette lutte nécessite une dynamique africaine responsable« , a-t-il déclaré, mettant en lumière le rôle crucial des syndicats, des associations et des acteurs de la société civile. Ces derniers sont appelés à devenir les porte-voix de ceux que l’histoire a trop souvent réduits au silence.

Dans une tirade vibrante, il a exhorté les jeunes, les femmes, les travailleurs et les communautés vulnérables à saisir cette opportunité patriotique pour façonner un avenir africain radieux. « Ces deux systèmes« , a-t-il déploré, « ont ancré une culture de conflit, transformant l’Africain en prédateur de son propre frère. » Ses mots ont résonné comme un appel à l’unité face aux forces qui divisent.

 Séminaire pour la Souveraineté : mobilisation pour une Afrique libre

Le gouverneur a peint un tableau poignant de l’Afrique : un continent riche de ses ressources, mais appauvri par l’exploitation. Il a appelé à une mobilisation pour équilibrer les forces géostratégiques mondiales et reconfigurer les doctrines et idéologies qui gouvernent nos vies.

Prenant la parole après lui, le secrétaire général de l’Union nationale des syndicats du Niger, M. Abdou Issaka, a renforcé cette vision en clamant le droit inaliénable de l’Afrique à tracer son propre chemin. « Nous affirmons haut et fort que l’Afrique doit décider pour elle-même« , a-t-il proclamé, tandis que le public, galvanisé, applaudissait.

Un objectif commun pour les experts et les dirigeants syndicaux

Par ailleurs, les experts internationaux et les dirigeants syndicaux présents ont tous convergé vers un objectif commun : bâtir une Afrique libérée et autonome. Abdou Issaka a insisté sur l’importance d’une résistance concertée face aux pressions impérialistes, soulignant le rôle historique de chaque participant dans cette lutte.

Cheikh Allassane, SG du syndicat national des enseignants élémentaires, a rappelé avec gravité l’héritage douloureux de l’exploitation capitaliste en Afrique. Il a dénoncé le pillage incessant des ressources du continent, alimenté par les politiques coloniales et néocoloniales, et a aussi appelé à la fin de ce cycle vicieux de guerres, de pauvreté et de corruption.

En somme, ce séminaire, plus qu’une simple rencontre, est un cri de ralliement. C’est une promesse d’un futur dans lequel l’Afrique se lèvera, non plus enchaînée, mais libre et souveraine. Les jours à venir seront décisifs, et les participants de Niamey porteront ce flambeau avec la conviction inébranlable que le changement est non seulement possible, mais inévitable.