Bamako, 25 mars 2025 – Sous les rayons du soleil illuminant Bamako, le terrain Shaba de Lafiabougou s’est métamorphosé en une agora grouillante d’effervescence. Hier, lundi, ce lieu a été le théâtre d’un événement d’exception : le lancement de la 17ᵉ édition de l’opération de vente promotionnelle de bœufs, orchestré sous les auspices du Ministre de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba. En effet, cette initiative, parée du noble étendard « Accès inclusif à la viande bovine pour la fête de Ramadan », s’érige comme une réponse audacieuse aux défis de l’équité et de la prospérité dans un Mali en quête de cohésion sociale.
La 17ᵉ édition de l’opération de vente promotionnelle de bœufs : Une ambition généreuse au service des citoyens
Ce dessein d’envergure, porté par la volonté inébranlable des plus hautes sphères de l’État, ne se contente pas de répondre à un besoin ponctuel. Il s’agit d’un véritable pacte de solidarité, conçu pour que chaque foyer, quelles que soient ses ressources, puisse s’attabler autour d’un mets carné lors des célébrations du Ramadan. Le Ministre Youba Ba, en donnant le coup d’envoi, a insufflé une dynamique à laquelle l’inclusion n’est pas un vain mot, mais une promesse tangible. Ainsi, les Maliens, des ruelles animées de Bamako aux hameaux reculés des régions, sont conviés à goûter à la dignité d’une fête partagée.
Par ailleurs, l’opération, loin de se réduire à une simple transaction commerciale, s’impose comme un rempart contre l’inaccessibilité des denrées essentielles. En fixant des prix oscillant entre 200 000 et 350 000 FCFA, elle offre une palette tarifaire qui embrasse la diversité des portefeuilles. Les bœufs, robustes et nourris des pâturages de Nioro, Ségou et Nara, deviennent les ambassadeurs d’une justice économique où nul ne doit être exclu des réjouissances.
Un levier pour les campagnes et les cités
Au-delà de son dessein altruiste, cette entreprise se révèle être une clé de voûte pour l’économie rurale et urbaine. En approvisionnant les grandes métropoles en viande de qualité à des coûts maîtrisés, elle tisse un lien vital entre les campagnes productrices et les cités consommatrices. Les 4 180 têtes de bœufs promises, dont 2 000 réservées au seul district de Bamako, ne sont pas qu’un chiffre : elles incarnent un flux nourricier qui irrigue les marchés et soutient les éleveurs locaux dans leur labeur.
D’ailleurs, les organisations d’éleveurs et d’agro-éleveurs, piliers souvent invisibles de la nation, trouvent dans cette opération un écho à leurs aspirations. Leurs revenus, dopés par cette manne, deviennent un moteur de développement pour des contrées dans lesquelles chaque franc compte. Du 20 au 28 mars, période choisie pour cette 17ᵉ édition, Bamako et les capitales régionales vibreront au rythme d’une solidarité qui transcende les frontières géographiques et sociales.
La 17ᵉ édition de l’opération de vente promotionnelle de bœufs : une symphonie d’acteurs pour un succès collectif
La grandeur de cette initiative réside dans l’harmonie des forces qu’elle mobilise. Des pouvoirs publics, gardiens de l’intérêt général, aux professionnels de la filière bétail-viande, aux artisans de la terre et du troupeau, tous convergent vers un même horizon : faire du Ramadan 2025 un moment de communion universelle. Le Ministre Youba Ba, en fédérant ces énergies, a rappelé que la réussite ne saurait être l’apanage d’un seul, mais le fruit d’une œuvre concertée.
Les bêtes, soigneusement sélectionnées, ne sont pas de simples marchandises ; elles portent en elles l’histoire des plaines de Nara, les vents arides de Nioro, les eaux fertiles de Ségou. Leur mise sur le marché, à des prix pensés pour tous, traduit une volonté de ne laisser personne sur le bord du chemin. Cette opération, qui s’étend au-delà de Bamako pour enlacer les capitales régionales, est une ode à l’unité dans la diversité.
Une leçon pour demain
Alors que les échos du lancement résonnent encore sur le terrain Shaba, une évidence se dégage : cette 17ᵉ édition marque non pas un aboutissement, mais une étape dans une quête plus profonde. Celle d’un Mali où la prospérité ne serait pas un privilège réservé à certains, mais un droit partagé par tous. En mettant l’éleveur au cœur de la cité et le citoyen au centre des préoccupations, cette initiative esquisse un modèle où économie et humanité avancent main dans la main.
En somme, et si, dans les volutes des braseros où grésillera bientôt la viande bovine, s’écrivait l’espoir d’un nouveau départ ? Sous le ciel de Bamako, traversé par les prières du Ramadan, cette action porte une vérité poignante : la solidarité, lorsqu’elle se traduit en gestes concrets, a le pouvoir de transformer les festivités en promesses d’avenir.